ZFE, E-CHO, budget : ce qu’il faut retenir du dernier conseil d’agglomération Pays basque
Plusieurs points importants à l'ordre du jour du Conseil d'agglomération Pays basque. Crédits : CAPB
Le conseil communautaire de l’agglomération Pays basque s’est réuni ce samedi à Bayonne. Parmi les points à l’ordre du jour, le budget de l’année 2025 voté, mais pas seulement.
La communauté d’agglomération Pays basque réunissait son conseil ce samedi à Bayonne. Parmi les nombreux points à l’ordre du jour, un sujet majeur, celui du budget 2025.
Après le débat des orientations budgétaires le mois dernier, l’agglomération a ainsi adopté un budget 2025 de 580 millions d’euros, dont 195 millions consacrés à l’investissement : 7 millions d’euros pour les aides aux bailleurs sociaux et 5,6 millions pour la rénovation énergétique via la Maison de l’Habitat et de l’Énergie ; 3,35 millions pour le soutien aux entreprises et à la transition agricole, notamment l’abattoir de Mauléon ; et des investissements structurants dans les mobilités, avec l’extension du réseau TXIK TXAK et le démarrage des travaux du Tram’bus à Bassussarry. Sur le volet culturel, le budget permet de pérenniser le dispositif Berpiztu, tout en renforçant les moyens du Conservatoire Maurice Ravel et de l’Orchestre du Pays Basque. Pas d’augmentation de fiscalité prévue cette année.
Ce samedi, il a aussi été question de la ZFE, zone à faibles émissions, qui devait s’appliquer au Pays basque à partir du 1er juin. Car l’obligation qui pesait sur les grandes agglomérations a été remise en question au niveau national. En effet, mercredi dernier la commission spéciale chargée d’étudier le projet de loi a voté à l’Assemblée nationale la suppression des « Zones à faibles émissions ». Reste à savoir si cela sonne la fin de ces zones définitivement. En attendant, l’agglomération Pays basque a donc décidé de suspendre sa mise en application à une date ultérieure, sans pour autant la supprimer définitivement. « Il est urgent d’attendre », a ainsi commenté Jean-François Irigoyen, président du syndicat des mobilités.
Toujours sur le domaine de l’environnement, le conseil communautaire a pris position contre le projet E-CHO porté par la société Élise Energy à Lacq en Béarn qui prévoit l’exploitation de 300.000 tonnes de biomasse par an, incluant potentiellement les massifs forestiers du Pays Basque. Les élus dénoncent un risque de déstabilisation de la filière locale bois-énergie, alors que la production actuelle - estimée à 286.000 tonnes - est jugée nécessaire au bon fonctionnement des réseaux de chaleur du territoire. L’Agglo a donc voté une motion pour s’opposer à l’inclusion de la forêt basque dans le périmètre.