Usines à débats : comment faire accepter ses projets sur leur territoire
Comment faire accepter un projet impopulaire par ses riverains ? Des entrepreneurs béarnais ont répondu aux questions de Placéco Béarn .
Il faut compter une dizaine d'années, disent les spécialistes du secteur, entre les premières demandes d'autorisation et l'ouverture d'une gravière. Entre-temps ? Des expertises, des dépôts de dossier... et surtout, beaucoup de recours, de contentieux et d'allers-retours devant les tribunaux.
Méthaniseurs, centrale d'enrobé, usine chimique... Des entrepreneurs béarnais ont raconté à Placéco Béarn comment ils parviennent à faire accepter, sur leur territoire, ces projets dont personne ne veut en face de son jardin.
Sommaire
Usines à débats 1/4 : « Dire ce que l’on fait, et faire ce que l’on dit »
S’implanter, développer ses activités, et se maintenir sur un territoire a tout d’une aventure pour une entreprise. Et dans certains secteurs, l’acceptabilité sociale – liée aux risques et nuisances, entre autres – figure parmi les défis à relever.
Usines à débats 2/4 : À Escout, la centrale à enrobé a suscité une levée de boucliers
Guy Laborde, à la tête de l’entreprise de BTP porteuse du projet, assure que le site de fabrication de bitume est conçu pour minimiser les nuisances.
Usines à débats 3/4 : contesté par des riverains et associations, Méthagri Pau Est patine
Régis Junqua, éleveur de brebis laitières à Artigueloutan, fait partie du groupe d’agriculteurs engagés dans un projet d’usine de méthanisation à l’est de l’agglo paloise. Ils se heurtent à un collectif qui craint des conséquences environnementales.
Usines à débats 4/4 : Arkema, quand la « thiochimie » sent le soufre
Confronté à des riverains et associations vent debout contre les rejets soufrés irritants, Bertrand Leroux, directeur des sites industriels de Lacq et Mourenx, mise sur « le respect mutuel et le dialogue ».