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Horizom séduit des agriculteurs landais

Écosystème
mercredi 17 décembre 2025
Horizom_Landes

Didier Deyres a planté 5 hectares de bambou sur son exploitation de Benquet. Crédit photo : Horizom

Avec Horizom, des exploitants landais se lancent dans la culture du bambou. Ils trouvent une filière génératrice de revenus stables, portée par une demande croissante.

Dans les Landes, la culture du bambou émerge comme une diversification rentable pour les exploitations agricoles confrontées aux aléas climatiques. Implantée à Magescq avec une pépinière de 7 hectares, l’entreprise Horizom, accélère son expansion en partenariat avec des producteurs. Cette plante résiliente promet des revenus stables de 2.500 euros par hectare et séduit ainsi des producteurs vers cette nouvelle culture.

Spécialisée dans le bambou depuis 2022, Horizom cultive et exploite, outre sa pépinière, plusieurs sites en direct. Elle noue également des partenariats dans le Sud-Ouest et au-delà, visant 500 hectares supplémentaires d'ici fin 2025, dont 250 en Indre près de Châteauroux. « Notre enjeu est de développer une filière équitable où les agriculteurs investissent et produisent selon l'agroécologie, obtenant des revenus durables », souligne Dimitri Guyot, cofondateur.

Répondre à une demande croissante

Dans les Landes, la plante attire aussi des agriculteurs, à l’instar de Didier Deyres, installé à Benquet depuis 40 ans. Avec son fils Clément, il a converti des jachères en bambouseraie. Cette culture exige seulement 2-3 jours de travail par hectare annuellement, sans intrants ni traitements phytosanitaires, et résiste aux nuisibles et aux aléas climatiques. « Mes cultures traditionnelles dépendent trop du marché ; le bambou sécurise l'exploitation pour ma retraite et la relève », témoigne-t-il, prévoyant de doubler les surfaces si les récoltes confirment ses espoirs.

Après récolte, le bambou, transformé en broyat, alimente les biomatériaux (isolants, panneaux), la biochimie et la bioénergie, se substituant au bois ou aux fossiles. Horizom cible des volumes conséquents pour des contrats de rachat avec les industriels. « Multiplier les plantations régionales assure la proximité et répond à la demande croissante », explique Christophe Downey, cofondateur. Selon lui, le climat dans la région se prête parfaitement à cette culture. Ce pourquoi l'entreprise cible en particulier les Landes ou encore le département voisin du Gers.

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