À La Rochelle, deux clubs d’entreprises fusionnent pour peser davantage dans le paysage économique
Pierre André Petit, président du Club La Rochelle Entreprises, et Virginie Naud de Placéco, lors du dernier afterwork. Crédits Photo : Johan Konstowicz
La Rochelle Entreprises et le club Dompierre Sainte-Soulle officialisent ce 20 novembre leur fusion. Une union destinée à redynamiser le réseau de Dompierre et à renforcer la représentation économique du territoire, avec en ligne de mire la création d’un « Grand La Rochelle Entreprises ».
Ce jeudi 20 novembre, une soirée à l’Entrepôt de Périgny officialise l’union entre La Rochelle Entreprises et le club Dompierre Sainte-Soulle. L’événement, ouvert aux adhérents et aux entreprises curieuses, doit présenter les contours de cette nouvelle structure fédératrice.
Cette fusion répond d’abord à une réalité territoriale. Depuis plusieurs années, les réseaux économiques locaux se consolident pour gagner en visibilité face aux collectivités et aux institutions consulaires. Le Club La Rochelle Entreprises, né en 2014 d’un regroupement entre trois clubs, s’inscrit pleinement dans ce mouvement. Avec 250 entreprises adhérentes et jusqu’à cinq rendez-vous de réseautage par mois, il est devenu un acteur reconnu de l’animation locale.
Une ambition de fédérer au-delà
Le rapprochement avec Dompierre Sainte-Soulle s’explique, lui, par une dynamique interne en perte de vitesse. Peu d’activités, une base d’adhérents vieillissante : le club ne parvenait plus à se renouveler. En intégrant CLRE, il bénéficie d’une organisation solide, d’un réseau élargi et d’un calendrier d’événements structuré. Pour éviter toute dilution, l’accord prévoit toutefois un vice-président dédié et le maintien d’un rendez-vous mensuel propre à Dompierre.
Au-delà de l’aspect opérationnel, cette fusion porte une ambition à moyen terme : faire émerger un « Grand La Rochelle Entreprises » capable de regrouper progressivement les forces économiques de l’agglomération. Si les autres clubs du territoire ne souhaitent pas, pour l’heure, s’inscrire dans cette logique, le club assume une démarche de fédération sans volonté d’absorption. L’objectif affiché est de renforcer la capacité d’interpellation collective sur des sujets tels que la voirie, les déchets, l’emploi ou l’aménagement des zones d’activités.
La gouvernance évoluera début 2026, avec la fin du mandat du président actuel et l’élection d’un nouveau conseil d’administration.